Le tribunal administratif a donné raison à la commune de Petite-Île en validant le projet d’extension du bassin de baignade de Grande Anse. Suspendu en 2025, cet aménagement pourra démarrer fin mars. Une décision qui consacre l’intérêt général et l’autorité des élus locaux, malgré la contestation persistante de certaines associations environnementales.

Après près d’un an de blocage judiciaire, le projet porté par la municipalité de Petite-Île sort de l’impasse. Le tribunal administratif a estimé que l’extension du bassin de baignade de Grande Anse répond à un objectif d’utilité publique clairement établi. La commune obtient ainsi le feu vert pour moderniser un équipement structurant, très fréquenté en période estivale, et répondre à des enjeux concrets de sécurité et d’accessibilité.

L’ouvrage, construit en 1985, doit voir sa surface doublée. Il intégrera notamment un accès adapté aux personnes à mobilité réduite et facilitera l’apprentissage de la natation pour les plus jeunes, dans un contexte insulaire où la prévention des noyades reste un enjeu majeur de santé publique.

Une opposition idéologique persistante

Malgré huit années d’études environnementales et la mise en place de mesures compensatoires validées par la justice, plusieurs associations et scientifiques continuent de dénoncer le projet. Leur argumentaire repose sur l’impact supposé de l’extension sur le récif corallien, bien que le tribunal ait jugé ces atteintes suffisamment prises en compte et compensées.

Certains opposants regrettent de ne pas avoir été suivis par les juges, annonçant déjà un nouveau recours devant la cour administrative d’appel. Une stratégie contentieuse désormais classique, qui tend à ralentir, voire entraver, des projets locaux pourtant validés par les autorités compétentes et inscrits dans une logique d’aménagement raisonné du territoire.

En validant ce projet, la juridiction administrative rappelle que la protection de l’environnement ne saurait systématiquement primer sur l’intérêt général, ni se transformer en instrument de blocage idéologique. La commune de Petite-Île peut désormais engager les travaux attendus par de nombreux usagers, avec un démarrage annoncé pour la fin du mois de mars.

Privacy Preference Center