Un mois après l’entrée en phase épidémique, la grippe continue de gagner du terrain à Mayotte. Entre le 8 et le 14 décembre, 135 cas ont été confirmés au Centre hospitalier de Mayotte, soit une hausse de 50 % en une semaine et un niveau nettement supérieur au pic hebdomadaire de 2024, établi à 50 nouveaux cas par semaine, selon Santé publique France.

Variant K : une inquiétude, mais pas de confirmation à ce stade

La présence du variant K sur le territoire ne peut pas être affirmée à ce stade. Des analyses complémentaires sont nécessaires. Selon l’Organisation mondiale de la santé, cette mutation n’augmenterait pas la gravité de la maladie, mais pourrait la rendre plus contagieuse et plus apte à contourner les défenses immunitaires. À Mayotte, Santé publique France observe toutefois une majorité de sous-type A(H3N2), dont fait partie le clad K.

Sur le terrain, la progression alimente les inquiétudes. À Mamoudzou, des habitants disent voir “beaucoup de proches” touchés ces derniers jours, avec une fatigue marquée, au point de faire penser à d’autres infections. Certains admettent aussi envisager la vaccination.

Dans une pharmacie du centre-ville, le pharmacien Michael Descote décrit des patients présentant de fortes fièvres pouvant monter à 39°C, avec une convalescence d’environ deux semaines. Santé publique France insiste, de son côté, sur l’écart avec l’an dernier, évoquant une progression “importante” de l’épidémie sur l’île.

Les autorités sanitaires rappellent enfin les réflexes de base. La vaccination reste l’outil principal, notamment pour les personnes vulnérables, mais le retour des gestes barrières est jugé indispensable : lavage des mains, port du masque dès les symptômes et limitation des contacts, en particulier avec les publics fragiles.

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