À l’occasion de la Journée mondiale du rein, le CHU de Guadeloupe intensifie ses actions de prévention face à une maladie souvent silencieuse mais très présente dans l’archipel.
Les maladies rénales touchent près de 50 000 personnes en Guadeloupe, un chiffre particulièrement élevé au regard de la population. Pourtant, elles restent difficiles à détecter, car elles évoluent sans symptômes jusqu’à un stade avancé. Environ 1 100 patients sont aujourd’hui contraints à des traitements lourds comme la dialyse ou la greffe.
Des facteurs de risque très présents sur le territoire
Cette forte prévalence s’explique notamment par la fréquence élevée du diabète, de l’hypertension et de l’obésité dans l’archipel. À cela s’ajoute un facteur génétique : une partie de la population afro-caribéenne présente une mutation du gène APOL1, augmentant significativement les risques d’insuffisance rénale.
Face à cette situation, les autorités sanitaires insistent sur l’importance d’un repérage précoce, d’autant que la maladie peut progresser sans signes visibles pendant des années.
Le dépistage, enjeu majeur de santé publique
Le dépistage repose sur des examens simples, notamment des analyses de sang et d’urine permettant de détecter des anomalies. Pris à temps, le suivi médical peut ralentir l’évolution de la maladie et éviter des traitements contraignants.
Le CHU de Guadeloupe, centre de référence régional, assure l’ensemble de la prise en charge, de la prévention à la transplantation rénale, avec environ une greffe réalisée chaque semaine pour les patients de Guadeloupe, Martinique et Guyane.
À travers cette semaine de sensibilisation, les professionnels de santé appellent la population, en particulier les personnes à risque ou âgées de plus de 60 ans, à consulter et à se faire dépister. Un geste simple, mais déterminant pour éviter des complications lourdes et irréversibles.



