Face à une augmentation des cas chez les enfants, les dispositifs de repérage et d’accompagnement des troubles du neurodéveloppement se renforcent en Guadeloupe, avec un enjeu central : intervenir le plus tôt possible.
Depuis plus de cinq ans, la Plateforme de coordination et d’orientation (PCO) joue un rôle clé dans l’identification et le suivi des enfants de 0 à 12 ans présentant des troubles comme l’autisme. En 2025, près de 500 jeunes ont intégré ce dispositif, confirmant une hausse continue des besoins sur le territoire.
Au total, environ 1 000 enfants ont été accompagnés depuis la création de la plateforme. Celle-ci permet aux familles d’accéder à un diagnostic en moins d’un an, puis de bénéficier de recommandations concrètes, notamment pour adapter la scolarité des enfants concernés.
Un enjeu majeur : anticiper et adapter les réponses
Si la PCO parvient à respecter ses délais, les structures médico-sociales restent sous pression, avec des listes d’attente importantes. Cette situation met en évidence un manque de solutions adaptées face à une demande croissante.
Pour y répondre, le dispositif s’étend désormais aux enfants de 7 à 12 ans, avec un partenariat renforcé avec l’Éducation nationale. L’objectif est de mieux repérer les troubles en milieu scolaire et de proposer des aménagements pédagogiques adaptés.
Parmi les pistes envisagées : le développement de structures plus souples, comme des unités spécialisées au sein même des écoles, pour éviter la déscolarisation de certains enfants.
Au-delà de l’accompagnement individuel, c’est toute une organisation territoriale qui doit évoluer. Entre extension du dispositif aux îles du Sud et digitalisation des services, les acteurs cherchent à mieux répondre à un défi de santé publique en pleine expansion.



