Une vingtaine d’étudiants de Licence 3 STAPS de l’Université des Antilles se sont mobilisés mardi 10 mars devant le rectorat de Guadeloupe, aux Abymes. Ils dénoncent une réforme récente qui pourrait empêcher l’ouverture du Master qu’ils envisagent de suivre sur le territoire.

Une sélection jugée trop restrictive

Les 26 étudiants concernés craignent en effet de ne plus pouvoir poursuivre leur cursus en Guadeloupe. La réforme conditionne désormais l’ouverture du Master 2E à la réussite d’au moins un étudiant au CAPEPS, le concours permettant de devenir professeur d’éducation physique et sportive.

Or ce concours est réputé particulièrement sélectif : près de neuf candidats sur dix échouent. Si aucun étudiant de la promotion ne réussit l’examen, le Master ne pourrait pas ouvrir localement à la rentrée prochaine.

Les étudiants redoutent alors de se retrouver dans une impasse. Avec la réforme en cours, plusieurs académies de l’Hexagone ferment également leurs formations aux candidats non admis au CAPEPS, ce qui réduit fortement leurs chances de poursuivre leurs études ailleurs.

Soutenus par le syndicat SNEP-FSU, ils demandent une réunion urgente avec le recteur de l’académie et le président de l’Université des Antilles afin d’obtenir des garanties sur la poursuite de leur formation.

La vice-doyenne de l’UFR STAPS, Karine Copaver, reconnaît que l’inquiétude des étudiants est compréhensible. Elle indique que des réflexions sont en cours au niveau national pour adapter la réforme, sans qu’une solution définitive ait encore été trouvée.

Dans l’attente d’une décision, certaines alternatives sont étudiées, notamment l’orientation vers d’autres masters proposés par l’université. Les étudiants et leurs enseignants continuent toutefois de défendre l’ouverture du Master 2E en Guadeloupe dès la rentrée prochaine.

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