La préfecture de Guadeloupe a confirmé ce vendredi 2 janvier la mort du lamantin Taicaraya, dont la dépouille a été découverte flottant dans la mangrove du Moule. Un décès prématuré pour cet animal emblématique, récemment réintroduit dans le milieu naturel et appartenant à une espèce strictement protégée.
La découverte a été signalée par un particulier, avant l’intervention des services compétents. Le corps de l’animal a été acheminé jusqu’au port du Moule afin de permettre les premières constatations. À ce stade, aucune trace visible ne laisse supposer une cause de mort violente ou d’origine humaine, selon les éléments communiqués par la préfecture.
Taicaraya était régulièrement observée dans le secteur depuis l’été 2025, sa dernière apparition remontant au 10 décembre. Sa présence avait suscité un intérêt particulier, tant scientifique que symbolique, dans un territoire où le retour du lamantin reste exceptionnel.
Une espèce protégée au cœur d’un programme de réintroduction
Originaire de Porto Rico, Taicaraya avait été relâchée en milieu naturel le 28 janvier 2025, à l’âge de cinq ans, après avoir grandi dans un centre spécialisé. L’animal faisait partie d’un programme de réintroduction d’une espèce classée en danger d’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature. Elle avait été équipée d’une balise GPS destinée à suivre ses déplacements, mais celle-ci s’était détachée quelques jours seulement après sa remise à l’eau.
En raison des circonstances et de la rareté de l’espèce, des investigations complémentaires vont être menées. Une autopsie est prévue afin de déterminer avec précision les causes du décès. La dépouille sera conservée le temps des analyses.
Cette disparition rappelle la fragilité des programmes de réintroduction et la nécessité d’un suivi scientifique rigoureux pour préserver le patrimoine naturel exceptionnel des territoires ultramarins.




