L’économie guadeloupéenne a marqué le pas en 2025. Selon les Comptes économiques rapides publiés par l’Insee, le produit intérieur brut (PIB) de l’archipel a reculé de 0,5 % en volume, après une progression de 1,7 % en 2024. Cette évolution contraste avec la croissance enregistrée au niveau national (+0,8 %) et traduit un ralentissement de l’activité dans plusieurs secteurs clés, notamment le tourisme et l’investissement.

Le PIB par habitant diminue également de 0,3 % pour s’établir à 29 500 euros, dans un contexte de baisse démographique observée depuis plusieurs années. Il demeure toutefois supérieur à celui de la Guyane (18 500 euros), mais inférieur à celui de la Martinique (31 000 euros) et à la moyenne nationale, qui atteint 43 400 euros. Les exportations de biens et de services ont, quant à elles, chuté de 5,7 %, sous l’effet d’une baisse des dépenses touristiques, malgré une hausse de 1,8 % du trafic aérien à l’aéroport Guadeloupe Maryse-Condé et une progression de 3,1 % du nombre de croisiéristes.

La consommation des ménages amortit le ralentissement économique

L’Insee souligne toutefois que le ralentissement de l’inflation, porté notamment par la baisse des prix de l’énergie, a permis de préserver une partie du pouvoir d’achat des ménages. Cette amélioration a soutenu la consommation privée, principal moteur de l’activité économique en 2025, même si celle-ci s’accompagne d’un recours accru au crédit. En parallèle, la consommation publique est restée stable.

L’investissement continue en revanche de se dégrader. Le recul marqué de la commande publique pèse sur le secteur du bâtiment et des travaux publics, déjà confronté à une insuffisance des projets privés pour compenser cette baisse. Malgré des indicateurs encourageants dans le transport aérien et la croisière, la diminution de 9,5 % de la fréquentation hôtelière, liée notamment au développement des locations touristiques entre particuliers, confirme les mutations en cours dans l’économie touristique de la Guadeloupe.

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