Trouver une ambulance en Guadeloupe devient de plus en plus difficile. Les professionnels du secteur tirent la sonnette d’alarme et dénoncent un nombre d’autorisations insuffisant pour répondre aux besoins de la population.

Une demande en forte hausse

Sur l’ensemble du territoire, incluant la Guadeloupe, Saint-Martin et Marie-Galante, seules 42 entreprises d’ambulances sont actuellement autorisées à exercer. Selon le Syndicat des ambulanciers privés de Guadeloupe, ce nombre ne permet plus de faire face à la demande croissante de transports sanitaires.

Les ambulanciers affirment devoir refuser chaque jour plusieurs demandes de transport, faute de véhicules disponibles. Selon le vice-président du syndicat, Mike Mohandir, chaque société refuserait en moyenne une dizaine de transports quotidiens, notamment pour des personnes âgées ou des patients fragiles.

Cette situation est accentuée par le vieillissement de la population guadeloupéenne et par la prévalence de certaines pathologies chroniques, comme le diabète ou les maladies cardiovasculaires, qui nécessitent des déplacements médicaux réguliers.

Les professionnels estiment que le système actuel, basé sur un numerus clausus fixé selon le nombre d’habitants, ne prend pas suffisamment en compte les réalités locales et les contraintes d’un territoire insulaire.

Face à ces difficultés, le syndicat appelle l’Agence régionale de santé à revoir le nombre d’autorisations de mise en circulation d’ambulances. Les professionnels demandent l’ouverture de nouveaux agréments afin d’augmenter le parc de véhicules disponibles.

De son côté, l’ARS rappelle que le nombre de véhicules sanitaires autorisés est fixé par la réglementation nationale en fonction de la population. Elle précise que le quota prévu pour la Guadeloupe et les îles du Nord est déjà dépassé et que des travaux sont en cours au niveau du ministère de la Santé pour revoir les règles encadrant le transport sanitaire.

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