Le coût du tabagisme en entreprise reste nettement plus faible en Guadeloupe que dans l’Hexagone, selon une étude récente.
D’après la plateforme JobLeads, les pauses cigarette représentent environ 12,2 millions d’euros par an dans l’archipel, soit l’équivalent de 704 emplois à temps plein au SMIC. Un niveau relativement bas qui s’explique notamment par un taux de tabagisme quotidien limité à 11,7 %, bien en dessous de la moyenne nationale.
Avec près de 13 900 salariés fumeurs, la Guadeloupe se classe ainsi parmi les territoires français les moins impactés, juste derrière la Guyane. La Martinique et La Réunion suivent également dans ce classement, confirmant une tendance globale dans les Outre-mer.
Un écart massif avec les grandes régions
Le contraste est frappant avec les régions métropolitaines les plus peuplées. En Île-de-France, les pauses cigarette coûteraient plus d’un milliard d’euros par an, soit l’équivalent de plus de 59 000 emplois à temps plein. Auvergne-Rhône-Alpes et l’Occitanie affichent également des montants très élevés.
Au-delà du taux de fumeurs, cette différence s’explique surtout par la taille du marché du travail : plus il y a de salariés, plus l’impact cumulé des pauses augmente mécaniquement.
Entre santé publique et organisation du travail
L’étude souligne que ces pauses, si elles sont anodines individuellement, peuvent à grande échelle peser sur la productivité et l’organisation du travail. Elles représentent du temps non travaillé et peuvent perturber le rythme des équipes.
Pour autant, les pauses restent nécessaires au bien-être des salariés. L’enjeu pour les entreprises consiste donc à trouver un équilibre, afin de concilier santé, équité et efficacité collective.



