Une première enveloppe de 14 millions d’euros va être mobilisée au profit du Syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de Guadeloupe. La convention conclue entre l’État et le SMGEAG doit notamment permettre le règlement d’une partie des dettes accumulées auprès des entreprises intervenant pour le syndicat.
L’accord a été formalisé dans le cadre d’une convention COROM. Les fonds doivent permettre d’apurer directement une partie des sommes dues aux sociétés créancières, dont certaines subissent depuis plusieurs mois les conséquences des retards de paiement.
Un enjeu directement économique
Derrière la crise historique de l’eau en Guadeloupe se trouve également une question de trésorerie pour les entreprises. Prestataires, entreprises de travaux publics et fournisseurs dépendent du règlement des factures émises auprès des organismes publics.
La mobilisation de 14 millions d’euros apporte donc un premier soutien à l’écosystème économique travaillant autour du réseau d’eau et d’assainissement. Elle ne règle cependant pas à elle seule les difficultés structurelles du système.
Des investissements toujours indispensables
Les besoins dépassent largement les factures en attente. Réparation des canalisations, modernisation des installations, stations d’épuration et lutte contre les fuites nécessitent des investissements importants sur plusieurs années.
La Région Guadeloupe indiquait notamment avoir fléché plus de 220 millions d’euros d’investissements vers cette problématique lors de travaux sénatoriaux menés en 2026.
La convention signée avec l’État constitue donc une étape financière supplémentaire. Pour les Guadeloupéens comme pour les entreprises, l’enjeu reste désormais que les moyens engagés se traduisent concrètement par une amélioration durable du service.



