Face à un risque d’échouements en hausse dans les prochains jours, l’État accélère le déploiement de dispositifs de protection contre les sargasses en Guadeloupe. La priorité est désormais donnée aux barrages déviants, considérés comme un outil efficace pour limiter l’impact de ces algues sur les côtes et les populations.
Une stratégie globale pour protéger le littoral et les activités
Plusieurs communes sont déjà engagées dans cette dynamique, notamment Sainte-Anne et Petit-Bourg, où les installations se poursuivent avec un soutien financier de l’État. D’autres territoires, comme Capesterre-de-Marie-Galante, Goyave ou encore Terre-de-Bas, sont en phase d’étude ou de consultation pour s’équiper à leur tour.
En parallèle, les autorités renforcent les moyens à destination des professionnels. Des filets seront notamment fournis aux pêcheurs dans le cadre d’une convention avec le Comité des pêches, afin de limiter les conséquences sur l’activité économique.
La lutte contre les sargasses s’organise également sur le plan sanitaire, avec une surveillance accrue menée par l’Agence régionale de santé et Gwad’Air. L’objectif est d’anticiper les risques liés aux émanations de gaz et de mieux protéger les habitants exposés.
À plus long terme, l’État prépare une structuration durable de cette politique avec la création envisagée d’un service public dédié, ainsi que l’élaboration du plan national Sargasse 3 pour la période 2027-2031.
Cette mobilisation s’inscrit aussi dans une logique de coopération régionale, notamment avec les États de la Caraïbe. Car face à un phénomène récurrent et transfrontalier, seule une réponse coordonnée et ferme permettra de protéger efficacement les territoires ultramarins.



