La cour criminelle départementale de Guadeloupe juge depuis ce lundi quatre individus poursuivis pour des faits graves de vol avec arme et d’extorsion en bande, commis à Saint-Claude en septembre 2023. Une affaire révélatrice de méthodes criminelles structurées, reposant sur la manipulation et la violence.

Les faits remontent au 15 septembre 2023. Ce jour-là, une victime est attirée à un rendez-vous présenté comme sentimental. Selon l’accusation, ce stratagème aurait été conçu depuis un établissement pénitentiaire. Une fois sur place, la victime se retrouve face à deux jeunes hommes, dont l’un armé d’un pistolet. Sous la menace, elle est dépouillée de bijoux et contrainte de remettre sa carte bancaire dans le cadre d’une tentative d’extorsion.

L’intervention rapide d’un voisin, alerté par le comportement suspect des protagonistes, a permis aux gendarmes d’intervenir sans délai. Les mis en cause ont été interpellés avant de pouvoir prendre la fuite. Les principaux exécutants présumés étaient âgés de 20 et 21 ans au moment des faits.

Des responsabilités pénales lourdement engagées

Les débats portent désormais sur la qualification exacte des faits et le rôle précis de chacun des accusés. Trois d’entre eux comparaissent détenus. Deux sont incarcérés depuis septembre 2023, le troisième depuis l’automne 2024. La quatrième accusée, une jeune femme âgée de 19 ans à l’époque des faits, est poursuivie sous contrôle judiciaire.

La première journée d’audience a été consacrée à l’examen de la personnalité des prévenus, à l’audition des experts et au directeur d’enquête. Les débats se poursuivent ce mardi avec l’analyse approfondie des faits reprochés. En cas de condamnation, les accusés encourent jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle, une peine à la hauteur de la gravité des infractions et du trouble causé à l’ordre public.

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