Le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre a condamné, lundi 5 janvier 2026, un homme de 28 ans pour des faits de violences particulièrement graves commis à Sainte-Anne sur sa compagne enceinte et sur leur fils âgé de deux ans. Malgré l’absence de plainte de la victime, la justice a estimé indispensable de prononcer une peine de prison ferme.
Les faits remontent au mois de novembre dernier. Sous l’emprise de l’alcool, le prévenu s’en est violemment pris à sa compagne, enceinte de leur troisième enfant. Lors d’une altercation, il a coincé le ventre de la jeune femme contre la portière de son véhicule avant de l’étrangler, le tout sous les yeux de leurs enfants. Leur fils de deux ans, alors dans les bras de sa mère, a également été frappé.
Déjà condamné en février pour des faits similaires, l’homme continuait pourtant à se rendre au domicile familial, en dépit des tentatives répétées de la victime pour le tenir à distance. Épuisée et sous emprise, celle-ci avait fini par alerter les forces de l’ordre, sans toutefois déposer plainte.
Une réponse pénale ferme face à des violences répétées
À l’audience, la partie civile représentant les intérêts de l’enfant, désignée par le Conseil départemental, a dénoncé une situation d’emprise manifeste et appelé à protéger durablement la mère et ses enfants. Le parquet a souligné la gravité extrême des faits, commis sur une femme enceinte et en présence de mineurs, et requis une peine de 18 mois d’emprisonnement, dont une partie assortie d’un sursis probatoire.
Le tribunal a finalement condamné le prévenu à 16 mois de prison, dont 8 mois assortis d’un sursis probatoire. La décision s’accompagne d’une obligation de soins, d’une interdiction stricte d’entrer en contact avec les victimes, ainsi que du versement de dommages et intérêts au bénéfice de l’enfant.
Une décision qui rappelle que, même en l’absence de plainte, la justice peut et doit intervenir pour faire cesser des violences intrafamiliales mettant en danger des vies innocentes.




