La Guadeloupe figure parmi les territoires français les plus touchés par les vols violents sans arme, selon la dernière étude du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) sur la « géographie de la délinquance » en 2025.

Avec 572 faits recensés, soit 1,5 pour 1 000 habitants, l’archipel se situe à un niveau comparable à celui de la Guyane et de Mayotte. Il reste toutefois derrière des départements très urbanisés comme Paris (3,5 ‰), la Seine-Saint-Denis (2,2 ‰) ou encore le Rhône (2,5 ‰).

L’analyse du SSMSI met en évidence une forte concentration des faits de délinquance dans un nombre limité de communes. En Guadeloupe, cette réalité rejoint les constats judiciaires récents : les faits les plus graves, notamment les homicides, se concentrent majoritairement dans la zone de Pointe-à-Pitre et des Abymes.

À l’échelle nationale, 58 % des communes ne recensent en moyenne aucune infraction, un chiffre néanmoins en baisse par rapport à 2016, signe d’une diffusion progressive des faits sur le territoire.

Cambriolages : la Guyane et Mayotte également concernées

L’étude souligne également que certains territoires ultramarins sont particulièrement exposés aux cambriolages. La Guyane (9,8 ‰ des logements) et Mayotte (7,6 ‰) figurent parmi les départements les plus touchés dans cette catégorie.

Au total, le SSMSI s’appuie sur 14 types d’infractions pour dresser cette cartographie, incluant notamment les violences, les vols, ou encore les trafics de stupéfiants.

Cette photographie statistique confirme une réalité contrastée : une délinquance globalement concentrée, mais persistante, avec des spécificités marquées dans les territoires ultramarins.

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