Avec 47 homicides recensés en 2025, la Guadeloupe demeure confrontée à un niveau de violence particulièrement élevé, très supérieur à la moyenne nationale. Toutefois, selon le bilan présenté par la préfecture, un net ralentissement de la dynamique est observé depuis le dernier trimestre.
Le chiffre des homicides marque une progression significative par rapport à 2024, avec une hausse de plus de 30 %. Le taux atteint 11,5 pour 100 000 habitants, contre 1,3 dans l’Hexagone. Les tentatives d’homicide suivent la même tendance, tout comme les saisies d’armes, en augmentation.
Les vols avec violence progressent également, notamment en zone police. Cette situation continue d’alimenter un sentiment d’insécurité profond dans l’archipel, où l’usage des armes à feu reste un facteur majeur de gravité des faits.
Un ralentissement et des signaux d’amélioration
Malgré ces indicateurs préoccupants, la préfecture souligne un ralentissement global de la délinquance. La progression générale s’établit à +4,02 % entre 2024 et 2025, contre +15,71 % l’année précédente. En zone gendarmerie, qui couvre la majorité du territoire, la hausse est contenue à +1,67 %.
Les atteintes aux biens reculent légèrement, notamment les cambriolages en zone gendarmerie. Le taux d’élucidation progresse, traduisant une amélioration du travail d’enquête.
La lutte contre les stupéfiants s’intensifie, avec plusieurs opérations d’ampleur ayant permis la saisie de tonnes de drogue et de marchandises de contrebande. Sur le plan routier, le nombre de décès diminue légèrement, même si le bilan reste lourd.
Après les événements violents du début d’année 2026, le dispositif de sécurité du carnaval a été fortement renforcé. Aucun homicide n’a été constaté après le 4 janvier, un élément présenté comme encourageant par les autorités.
Renforcement des moyens de l’État
L’État annonce de nouveaux moyens nautiques, la création d’unités spécialisées et un renforcement de la vidéoprotection. La pérennisation d’un escadron de gendarmes mobiles participe également à l’intensification des contrôles.
Si la baisse des violences les plus graves n’est pas encore enclenchée, les services de l’État évoquent une « inflexion encourageante ». Reste à confirmer dans la durée cette tendance, dans un territoire où la sécurité demeure une attente majeure de la population.




