Au quatrième jour de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, le conflit s’intensifie. Téhéran affirme avoir visé des intérêts américains dans le Golfe, tandis qu’Israël poursuit des frappes simultanées en Iran et au Liban. Les Gardiens de la Révolution ont menacé d’ouvrir “les portes de l’enfer” contre les Etats-Unis et Israël. L’Iran a saisi le Conseil de sécurité de l’ONU pour tenter d’obtenir un arrêt des hostilités.
Risque d’embrasement régional et choc sur les marchés
L’ambassade des Etats-Unis à Ryad a annoncé sa fermeture temporaire après une attaque de drones ayant provoqué un incendie limité. Celle du Koweït a également fermé en raison des tensions régionales. Washington a ordonné le départ du personnel diplomatique non essentiel dans plusieurs pays du Golfe. Dans le même temps, Israël a revendiqué des frappes contre des cibles à Téhéran, notamment la présidence et le Conseil suprême de sécurité nationale, ainsi qu’à Beyrouth contre des positions liées au Hezbollah. L’armée libanaise s’est redéployée dans le sud du pays face à l’escalade.
L’armée iranienne affirme avoir lancé des attaques contre Israël et contre des bases américaines au Qatar et à Bahreïn. Doha indique avoir déjoué les frappes visant son aéroport. Un drone s’est également écrasé près du port de Salalah à Oman. Téhéran a averti les pays européens que toute implication constituerait “un acte de guerre”, après que Paris, Berlin et Londres ont évoqué d’éventuelles actions défensives. Des Rafale français ont mené des opérations de sécurisation au-dessus de bases au Moyen-Orient.
Le Croissant-Rouge iranien fait état de 787 morts depuis samedi et de plus de 1.000 attaques sur 153 villes. Ce bilan n’a pas pu être vérifié de manière indépendante. Sur le plan stratégique, la navigation est paralysée dans le détroit d’Ormuz. Un responsable iranien a menacé tout navire tentant de le franchir. La Chine appelle à garantir la sécurité des voies maritimes.
Les marchés réagissent vivement. Le baril de Brent a atteint 85 dollars et le gaz européen bondit de 39%. Les principales places boursières européennes reculent nettement. L’onde de choc géopolitique s’étend désormais bien au-delà de la zone de conflit, avec des répercussions économiques mondiales déjà visibles.




