Alors que la guerre au Moyen-Orient continue de perturber fortement le trafic aérien international, plusieurs voyageurs originaires de Mayotte se retrouvent coincés à Dubaï. L’une d’entre elles lance un appel aux autorités françaises pour obtenir une solution rapide et pouvoir regagner le territoire français de l’océan Indien.

Depuis plusieurs jours, la suspension de certaines liaisons aériennes laisse de nombreux passagers dans l’incertitude. Parmi eux, une Mahoraise explique vivre une situation particulièrement anxiogène, marquée par les alertes de sécurité fréquentes sur téléphone et la circulation d’informations contradictoires sur internet.

Comme d’autres voyageurs, elle doit désormais gérer seule les conséquences de cette situation exceptionnelle. L’absence de vols disponibles l’oblige à prolonger son séjour sur place et à assumer des dépenses imprévues. Elle affirme avoir dû payer elle-même les nuits supplémentaires dans son hôtel, pour un coût d’environ soixante euros par jour, après avoir découvert que les dispositifs d’aide annoncés dans certains cas ne concernaient pas les personnes présentes à Dubaï.

Des voyageurs ultramarins livrés à eux-mêmes

Dans ce contexte, la solidarité locale apporte un soutien limité. Certains restaurants offrent le repas du soir pendant le mois de Ramadan, ce qui permet à plusieurs voyageurs de faire face aux difficultés du moment. Mais cette aide ponctuelle ne règle pas la question centrale : celle du retour vers les territoires français.

La compagnie Kenya Airways, que la voyageuse a contactée, indique ne pas être en mesure d’apporter une assistance immédiate. Ses liaisons avec Dubaï ont été suspendues, laissant les passagers dans l’attente d’une reprise du trafic.

La Mahoraise explique également avoir tenté de se rapprocher des autorités françaises. Elle affirme toutefois n’avoir reçu aucune information concrète sur un éventuel dispositif de rapatriement. Selon son témoignage, les services consulaires lui auraient simplement indiqué de patienter en attendant une évolution de la situation.

Pour cette ressortissante française, la question est désormais urgente. Elle espère pouvoir regagner Mayotte le 10 mars, comme prévu initialement. Mais faute de visibilité sur la reprise des vols, l’incertitude demeure.

Cette situation rappelle une réalité souvent dénoncée par les élus ultramarins : lorsque les crises internationales perturbent les transports, les habitants des territoires éloignés de l’Hexagone restent particulièrement vulnérables. Garantir une véritable continuité territoriale, y compris en période de crise, demeure donc un enjeu majeur pour l’État.

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