L’année 2026 s’annonce charnière pour la Guyane, avec une série d’échéances très attendues qui engagent à la fois le quotidien des habitants et l’autorité de l’État. À commencer par les élections municipales de mars, moment démocratique majeur où les Guyanais seront appelés à choisir leurs équipes locales. Dans un territoire confronté à de lourds défis structurels, ces élections devront départager les projets sérieux des postures politiciennes, alors que certaines figures déjà connues de la justice tenteront malgré tout de revenir sur le devant de la scène.
Sur le plan des infrastructures, 2026 devrait enfin marquer l’entrée en service du TCSP Yanéo à Cayenne et dans son agglomération. Ce chantier lancé il y a plus de cinq ans cristallise à lui seul les attentes et les frustrations liées aux grands projets publics. Son ouverture, plusieurs fois repoussée, sera un test grandeur nature de la capacité des collectivités à livrer des équipements structurants dans des délais raisonnables. Même enjeu pour la livraison du nouvel hôtel de police de Cayenne, symbole attendu du réarmement de l’État face à l’insécurité et à la criminalité organisée.
La justice, elle aussi, s’invitera au cœur de l’actualité guyanaise. Le procès de militaires engagés dans la lutte contre l’orpaillage illégal rappellera que l’autorité de l’État va de pair avec l’exemplarité de ses agents. De même, le retour devant les tribunaux d’une sénatrice en exercice souligne une exigence essentielle : nul mandat ne saurait exonérer de la responsabilité pénale. Là encore, la crédibilité des institutions est en jeu.
Côté santé et éducation, plusieurs ouvertures sont annoncées, notamment au CHU de Cayenne et à Saint-Laurent-du-Maroni, dans un territoire où l’accès aux soins et à la formation reste un combat quotidien. Ces équipements ne relèvent pas du luxe, mais du strict rattrapage républicain. Ils rappellent que la Guyane ne demande pas des privilèges, mais l’égalité réelle avec l’Hexagone.
Enfin, 2026 sera aussi une année de transitions dans le sport et la culture, entre renouvellement des instances, retour de la sélection guyanaise de football et ouverture annoncée du premier casino-théâtre. Autant de signaux d’un territoire en mouvement, à condition que les choix politiques restent guidés par l’intérêt général, et non par les calculs ou les discours victimaires. Plus que jamais, ce qui se joue en Guyane en 2026 concerne toute la France.




