L’État a frappé fort contre l’orpaillage illégal dans l’ouest guyanais. Selon un communiqué de la préfecture publié mercredi, une opération menée de fin octobre à la mi décembre a permis de démanteler 88 sites clandestins. Le préjudice est estimé à plus de 16 millions d’euros, un signal clair envoyé aux filières illégales qui pillent le territoire et détruisent l’environnement.
Une action massive sur des zones particulièrement ciblées
L’opération a mobilisé près de 500 militaires, avec l’appui de la gendarmerie nationale, sous l’autorité du préfet de Guyane. Objectif affiché : empêcher toute réinstallation et stopper l’activité des orpailleurs illégaux sur des secteurs identifiés comme très exposés, les bassins de Dorlin, d’Eau Claire, de Grand Santi et du Massif Lucifer.
Le bilan matériel est lourd. Les forces de l’ordre ont détruit 88 sites illégaux, 14 puits et six galeries, ainsi que 840 carbets. Des moyens de communication ont été neutralisés, dont des téléphones et des dispositifs Starlink. Des équipements logistiques ont aussi été détruits, notamment des pirogues et des moteurs hors bord. Au total, 18 concasseurs et 193 moteurs ou motopompes ont été mis hors d’usage.
Saisies de mercure et d’or
L’opération a également conduit à la saisie de 1,34 kilogramme de mercure et de 293 grammes d’or. Au delà des chiffres, l’enjeu est évident : l’orpaillage illégal alimente une économie mafieuse, empoisonne les cours d’eau et fragilise l’autorité de l’État dans des zones déjà difficiles d’accès.
Ce type d’action rappelle une réalité : la Guyane est un territoire français et doit être protégé comme tel. La lutte contre l’orpaillage clandestin n’est pas un sujet secondaire, c’est une question d’ordre public, de souveraineté et de protection des populations, face à des réseaux qui prospèrent sur l’impunité et la




