Le basketball guyanais a perdu l’un de ses piliers. Henri Montgénie, figure respectée du sport en Guyane, s’est éteint le 31 décembre à l’âge de 87 ans. Ancien président de la Ligue de basketball pendant près d’une décennie et entraîneur emblématique de l’USL Montjoly, il aura consacré sa vie à structurer, transmettre et élever le niveau du basket sur le territoire.
Homme de terrain avant tout, Henri Montgénie incarnait une vision exigeante du sport, fondée sur la rigueur, la discipline et la formation. À la tête de la Ligue à partir de la fin des années 1980, il a fait de la structuration des compétitions, du développement du basket féminin et de l’encadrement des jeunes ses priorités. Une approche loin des effets d’annonce, mais tournée vers le long terme, avec un objectif clair : permettre à la Guyane de s’inscrire pleinement dans le paysage sportif national.
En club, son engagement a été tout aussi marquant. Entraîneur passionné, il a contribué à forger l’identité de l’USL Montjoly, club auquel il est resté fidèle durant des décennies. Sous sa direction, des générations de joueuses et de joueurs ont grandi, sportivement et humainement. Exigeant, parfois rugueux, mais profondément juste, il a transmis bien plus que des schémas de jeu : un sens de l’effort, du collectif et du respect.
À l’heure où le sport est parfois instrumentalisé ou réduit à un simple outil de communication, le parcours d’Henri Montgénie rappelle une vérité essentielle : le développement des Outre-mer passe aussi par des femmes et des hommes engagés, qui construisent patiemment des cadres solides et durables. Son héritage dépasse le basketball. Il témoigne de la capacité de la Guyane à former, à organiser et à rayonner, pleinement inscrite dans la dynamique sportive française.




