Après plusieurs jours de perturbations sur le fleuve Maroni, la Collectivité territoriale de Guyane a annoncé la reprise temporaire des rotations de la Gabrielle dès ce lundi 25 mai. Le ferry assurera des traversées entre 9 heures et 17 heures afin de permettre le rapatriement des véhicules légers bloqués à Albina, au Suriname.
Une crise du transport fluvial qui tourne au casse-tête
Cette reprise partielle concerne uniquement les véhicules de moins de 3,5 tonnes. Depuis l’arrêt du service transfrontalier, de nombreux usagers et professionnels se retrouvaient dans une situation particulièrement compliquée, avec des véhicules immobilisés et des échanges ralentis entre les deux rives du Maroni.
Dans son communiqué, la CTG demande aux propriétaires concernés de se présenter dans les délais prévus afin de faciliter l’organisation des rotations. Mais sur le terrain, plusieurs usagers dénoncent une communication jugée insuffisante face à une situation qui perturbe fortement les déplacements et l’activité économique locale.
Au-delà du redémarrage provisoire de la Gabrielle, de nombreuses interrogations demeurent concernant la reprise complète du service du bac international du Maroni. Aucune date précise n’a encore été communiquée pour le retour à la normale des traversées, notamment pour les poids lourds et les marchandises en transit.
Cette situation pénalise directement les entreprises, les commerçants et les habitants dépendants de cette liaison stratégique entre la Guyane française et le Suriname. Dans un territoire où les infrastructures de transport restent essentielles à la continuité économique et territoriale, ces dysfonctionnements provoquent une exaspération croissante.
Entre l’immobilisation du Malani, l’arrêt prolongé de la Gabrielle et les difficultés de gestion du dossier, l’affaire prend désormais une dimension politique. La direction générale des services de la CTG évoque une mise en service du Malani en septembre, mais beaucoup attendent désormais des réponses concrètes et un calendrier clair pour éviter que cette crise ne s’enlise davantage.



