Après deux drames survenus ce week-end à Rémire-Montjoly, la question de la dangerosité du littoral guyanais revient au premier plan. La saison dite « des graines », qui s’étend de décembre à avril, transforme profondément les conditions de baignade.
Une combinaison de phénomènes naturels à risque
Le principal facteur de danger réside dans le déplacement des bancs de vase le long du littoral. Ces formations naturelles jouaient auparavant un rôle de protection en amortissant la puissance des vagues. Mais leur migration progressive a changé la donne.
Les plages sont aujourd’hui plus étroites, avec des pentes plus marquées. Résultat, la profondeur augmente très rapidement dès les premiers mètres dans l’eau. À cela s’ajoute un phénomène d’aspiration lorsque les vagues se retirent, capable d’emporter même des nageurs expérimentés.
À cette évolution du littoral s’ajoutent des conditions météorologiques typiques de la saison. Les houles venues du nord, générées par les tempêtes hivernales, atteignent la Guyane avec force. Parallèlement, les alizés plus soutenus agitent davantage l’Atlantique.
Cette combinaison provoque des vagues plus hautes et une mer plus instable, rendant la baignade particulièrement risquée.
Dans ce contexte, les autorités appellent à la plus grande prudence. La baignade est fortement déconseillée sur ces plages non surveillées, où les courants peuvent surprendre en quelques secondes. Les récents drames rappellent que la mer, en Guyane, peut devenir extrêmement dangereuse à cette période de l’année.



