Le président de l’université de Guyane, Laurent Linguet, a été suspendu à titre conservatoire avec effet immédiat. L’annonce a été faite ce mercredi 1er avril par le ministère de l’Enseignement supérieur, qui a également engagé une procédure disciplinaire à son encontre.
Une procédure en cours sous l’autorité de l’État
Selon une source proche du dossier, le dirigeant de l’établissement est visé par une enquête administrative portant sur des soupçons de violences sexistes et sexuelles à l’encontre de membres du personnel. À ce stade, l’intéressé n’a pas réagi publiquement.
L’enquête est menée par l’inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche depuis novembre. Elle a donné lieu à un signalement au parquet de Cayenne en février, marquant une étape judiciaire dans le traitement de ces accusations.
Dans ce contexte, le ministère a décidé de suspendre le président afin de garantir le bon déroulement des investigations et le fonctionnement de l’établissement. L’intérim est désormais assuré par la vice-présidente du conseil d’administration, Martine Sébéloué.
Cette affaire rappelle l’exigence d’exemplarité qui s’impose à tous les responsables publics, en particulier dans les institutions de la République. La lumière devra être faite sur ces faits présumés, dans le respect du droit et de la présomption d’innocence.
La procédure disciplinaire engagée devra permettre d’établir les responsabilités et de garantir un cadre de travail sûr au sein de l’université de Guyane, dans l’intérêt des personnels comme des étudiants.



