Plusieurs syndicats d’enseignants en Guyane appellent à une journée de grève le 17 mars afin d’alerter sur les conditions de la prochaine rentrée scolaire. Selon eux, les moyens annoncés ne permettront pas de répondre à la croissance du nombre d’élèves dans l’académie.

L’appel émane d’une intersyndicale locale réunissant les branches guyanaises de plusieurs organisations, dont la FSU, LDC, Steg UTG, Sud et le Snetaa. Les enseignants sont invités à se rassembler dès 8 h 30 devant le parking du stade de Baduel à Cayenne pour une marche en direction du rectorat.

D’autres mobilisations sont également prévues dans le territoire. À Saint-Laurent-du-Maroni, les manifestants sont attendus devant la sous-préfecture à 9 heures, tandis qu’à Kourou un rassemblement doit se tenir devant la mairie à la même heure.

Une rentrée jugée préoccupante par les syndicats

Les organisations syndicales justifient cette mobilisation par les perspectives de la rentrée scolaire de septembre 2026, qu’elles jugent préoccupantes. Elles estiment que l’académie de Guyane souffre déjà d’un retard structurel par rapport à l’Hexagone et que la situation risque de se dégrader.

Selon les données avancées dans leur appel à la mobilisation, les collèges devraient connaître une hausse du nombre d’élèves d’environ 1,7 %, alors que les moyens attribués baisseraient de 2,8 %. Dans les lycées, les syndicats affirment qu’aucune augmentation significative des moyens n’est prévue malgré une progression estimée à 1 % du nombre d’élèves.

Pour les représentants syndicaux, cette évolution pourrait entraîner une dégradation des conditions d’apprentissage des élèves ainsi qu’une hausse des charges de travail pour les enseignants, notamment par l’augmentation des heures supplémentaires.

L’intersyndicale réclame ainsi des moyens supplémentaires pour faire face aux besoins éducatifs du territoire. Cette mobilisation reste toutefois une initiative locale et ne s’inscrit pas dans un mouvement national. Elle concerne aussi bien les enseignants du premier degré que ceux du second degré.

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