Les forces armées en Guyane ont accueilli le 17 janvier un troisième hélicoptère Caracal H225M. Cette arrivée complète une flotte mise en service depuis août 2025 et s’inscrit dans le renforcement des capacités aériennes sur un territoire où les distances, le relief et la forêt imposent des moyens robustes et réactifs.
Un appareil déjà taillé pour l’action sur le terrain
Selon les FAG, les deux premiers Caracal ont été engagés dès leur livraison pour la formation des équipages de la base aérienne 367 et des unités partenaires. Des entraînements conjoints ont démarré immédiatement, avec des exercices d’aérocordage et d’hélitreuillage, afin de préparer les personnels à intervenir en environnement contraignant, là où les accès terrestres sont lents ou impossibles.
En parallèle, ces hélicoptères ont déjà été utilisés dans des missions opérationnelles, notamment pour le ravitaillement des forces engagées dans l’opération Harpie, qui vise à lutter contre l’orpaillage illégal. Les Caracal ont aussi été sollicités pour des évacuations sanitaires en appui du SAMU, preuve de leur utilité directe pour la population comme pour les forces de sécurité.
Cette montée en puissance vient compléter les moyens existants, aux côtés des Puma et Fennec ainsi que des avions de transport Casa. À terme, les Caracal ont vocation à remplacer les Puma, présents en Guyane depuis 47 ans, et à moderniser l’outil aérien dans une zone stratégique pour la France.
Dans un département où l’État doit tenir sa frontière, sécuriser le Centre spatial guyanais et couper les routes de l’orpaillage clandestin, le renforcement de la flotte aérienne n’est pas un luxe. C’est une exigence de souveraineté et d’efficacité opérationnelle, au service de la République et de la protection du territoire.




