Au lendemain des importantes coupures d’électricité qui ont touché plusieurs milliers d’usagers et perturbé l’alimentation en eau potable, le conflit social chez EDF Guyane prend une tournure institutionnelle. Le syndicat UTG-CGT Éclairage réfute toute implication dans les incidents et appelle à l’ouverture rapide de négociations.

Une lettre ouverte adressée au préfet

Ce jeudi 26 février, l’UTG Éclairage a rendu publique une lettre ouverte au préfet de Guyane, en réaction aux déclarations évoquant de possibles actes de sabotage sur des installations électriques.

Le syndicat rejette catégoriquement ces accusations et affirme qu’aucune dégradation n’a été constatée sur les piquets de grève. Il assure condamner tout acte susceptible de mettre en danger la population ou les infrastructures essentielles. Selon ses représentants, les coupures seraient davantage liées à des fragilités structurelles du réseau qu’au mouvement social en cours.

Des revendications sur les effectifs et les investissements

Le conflit porte principalement sur les moyens humains et techniques. L’UTG Éclairage réclame la création d’une cinquantaine de postes supplémentaires ainsi qu’un plan d’investissement destiné à améliorer la maintenance et la fiabilité du réseau électrique.

Le secrétaire général du syndicat, Dimitri Nancy, indique que les équipes travailleraient actuellement « à effectifs tendus », avec des amplitudes horaires régulièrement dépassées pour assurer les interventions et accompagner l’augmentation des raccordements liée au développement du territoire. Il affirme également que certains grévistes se seraient proposés pour soutenir les équipes chargées des réparations afin de limiter l’impact des pannes sur la population.

Des accusations contestées, un dialogue attendu

Face aux soupçons de sabotage, l’organisation syndicale affirme exercer son droit de grève « dans un cadre responsable » et demande que les investigations permettent d’établir les responsabilités sur des bases techniques précises.

Dans un communiqué diffusé jeudi à la mi-journée, la direction d’EDF Guyane a indiqué qu’aucune « manœuvre malveillante » n’avait été constatée dans la nuit ni dans la matinée. Elle précise avoir convié les représentants syndicaux à une nouvelle séance de négociations dans l’après-midi.

À ce stade, l’UTG se dit disponible pour reprendre les discussions, estimant qu’une sortie de crise passe par l’ouverture rapide de négociations formelles. Alors que les conséquences des coupures continuent de peser sur le quotidien des habitants, l’issue du dialogue entre la direction, les syndicats et les autorités apparaît déterminante pour un retour durable à la normale.

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