Nouvelle démonstration de la pression criminelle qui pèse sur la filière aurifère en Guyane. Un commando lourdement armé a attaqué en plein jour une mine d’or légale située près de Saint-Laurent-du-Maroni. Les assaillants ont retenu une quinzaine de salariés en otage pendant près d’une heure avant de prendre la fuite avec de la terre aurifère. Aucun blessé n’est à déplorer.

Un site déjà visé, une vulnérabilité persistante

Selon les premiers éléments, l’opération a été menée de manière organisée et rapide. Les braqueurs ont quitté les lieux avec un chargement de terre contenant de l’or, laissant derrière eux un site sous le choc. Une enquête d’ampleur est désormais ouverte pour identifier les auteurs et déterminer les complicités éventuelles.

Ce n’est pas la première fois que cette exploitation aurifère est ciblée. Un précédent braquage avait déjà mis en lumière la fragilité sécuritaire des sites miniers, pourtant légaux et encadrés. Cette nouvelle attaque confirme la persistance d’un climat d’insécurité autour de l’or en Guyane, ressource stratégique et convoitée.

La région demeure confrontée à une criminalité structurée, alimentée par la valeur du métal précieux et par l’activité d’orpaillage, légale comme illégale. Les exploitations autorisées, pourtant soumises à des règles strictes, apparaissent exposées face à des groupes organisés et armés.

Cet épisode relance la question du renforcement des dispositifs de sécurité autour des sites aurifères et du soutien de l’État aux acteurs économiques légaux. En Guyane, la protection des exploitations minières ne relève pas seulement d’un enjeu économique, mais bien d’une question d’ordre public et de souveraineté.

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