Un nouvel accident dramatique frappe la Guyane. Une pirogue s’est renversée samedi 31 janvier au matin sur le fleuve Maroni, dans l’ouest du territoire, faisant quatre disparus. Le chavirage s’est produit vers 6h15 (heure locale) à proximité de la commune de Grand-Santi, sur ce fleuve-frontière avec le Suriname.
Selon les informations communiquées par la gendarmerie et la préfecture, l’embarcation transportait notamment des professeurs des écoles. Le piroguier ainsi que deux enseignants ont réussi à rejoindre la berge. Mais quatre autres personnes sont portées disparues.
D’importants moyens de secours ont été engagés pour tenter de les retrouver. Les recherches se poursuivent avec l’appui d’un hélicoptère Dragon de la sécurité civile, mobilisé pour survoler la zone et renforcer les opérations au sol et sur l’eau.
Une tragédie qui rappelle la dangerosité persistante des transports fluviaux
Cet accident intervient alors que le Maroni reste, pour de nombreuses communes isolées, un axe vital de circulation. Mais c’est aussi un fleuve dangereux, où les risques sont réels : courant, obstacles, surcharge des embarcations, absence d’équipements de sécurité ou conditions météo parfois difficiles.
En juin dernier déjà, un chavirage similaire avait causé la mort de sept personnes, rappelant brutalement que ces drames ne sont pas exceptionnels mais récurrents.
La préfecture a confirmé suivre la situation de près. Les services de la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, ont indiqué qu’elle était informée et attentive à l’évolution des recherches.
Au-delà de l’émotion, cette nouvelle tragédie pose une question lourde : combien d’accidents faudra-t-il encore avant que l’État renforce durablement la sécurité des transports fluviaux en Guyane, sur un territoire où la mobilité quotidienne dépend trop souvent d’embarcations exposées à tous les risques ?




