Le palais régional omnisports Georges Théolade de Matoury accueillera ce samedi 17 janvier le championnat régional de Guyane de gymnastique. Environ 250 compétitrices venues de Cayenne, Saint Laurent du Maroni et Kourou sont annoncées, un niveau de participation qui confirme l’essor de la discipline sur le territoire.

Une compétition dès 9h avec quatre agrès et un jury structuré

Organisée par l’association K’Yenne Gym, cette édition se tient au PROGT, pour la deuxième fois sur l’île de Cayenne, alors que les compétitions sont habituellement organisées à Saint Laurent du Maroni et à Kourou, jugés mieux équipés. Quatre clubs seront représentés : Graines d’Acrobates de Saint Laurent du Maroni, KanKourou, ainsi que Gym and Co et K’Yenne Gym pour Cayenne.

Les gymnastes évolueront en individuel sur les quatre agrès, le sol, la poutre, les barres asymétriques et le saut. Quatre catégories seront engagées, Fédéral B de 7 ans à 20 ans, Fédéral AA, Fédéral A, et Performance, une catégorie en développement composée de jeunes de 7 à 12 ans qui s’entraînent avec des exigences plus élevées. La journée démarre à 9h, avec des rotations d’environ vingt minutes sur les agrès et un double plateau, avant un palmarès annoncé à partir de 16h30. Seize juges, parents, anciens gymnastes et encadrants formés par le comité régional, composeront le jury.

Un engouement réel, mais des infrastructures insuffisantes

Derrière la dynamique sportive, la réalité des moyens rattrape le terrain. La gymnastique attire de plus en plus, notamment chez les filles. K’Yenne Gym est passé de 20 à 300 adhérents en six ans, mais sa présidente Lise Musset alerte sur le manque de salle dédiée sur l’île de Cayenne. Certaines séances se font dans une salle de stockage au collège Auguste Dédé, d’autres dans une salle de motricité d’école, faute d’équipements adaptés. L’association affiche même une liste d’attente de 150 jeunes, preuve d’une demande forte mais freinée par l’absence d’infrastructures.

La compétition de Matoury servira aussi à établir une hiérarchie individuelle et à identifier les axes de progression en vue des compétitions par équipes prévues courant mars, qui doivent désigner les représentantes de la Guyane pour l’interrégional en Martinique. Une vitrine sportive, mais aussi un rappel : sans investissements sérieux, la Guyane continuera de produire des vocations sans leur donner les moyens d’aller au bout.

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