Hôtellerie : en Polynésie, plus de chambres, plus de ventes… mais des recettes qui reculent

L’hôtellerie internationale en Polynésie française continue d’augmenter ses capacités et de remplir davantage, portée par une demande solide. En octobre 2025, 83 680 nuitées étaient proposées à la location, soit 5 % de plus qu’en octobre 2024, selon l’ISPF. Cette hausse s’explique notamment par l’ouverture progressive de l’ex-Méridien, devenu le Westin Bora Bora Resort & Spa depuis septembre 2024, un établissement 5 étoiles de 142 bungalows et villas, dont 128 sur pilotis.
Un remplissage en hausse, dopé par l’Europe
Sur la même période, le nombre de chambres louées progresse de 7 % entre octobre 2024 et octobre 2025. Les ventes augmentent vers le marché hexagonal (+ 5 %) et surtout vers les clientèles européennes (+ 21 %), tandis que le marché nord-américain recule légèrement (- 1 %). Conséquence directe, le taux moyen de remplissage gagne 1,4 point sur un an pour atteindre 78,2 %, un niveau élevé qui confirme la bonne dynamique touristique.
Mais cette progression a un revers : la rentabilité par chambre s’érode. Sur les dix premiers mois de 2025, le revenu moyen par chambre louée recule de 9 % et le revenu moyen par chambre disponible baisse de 7,4 %, à respectivement 71 445 francs et 55 890 francs. L’ISPF l’explique par une baisse du prix moyen, même si celui-ci reste historiquement élevé.
Enfin, un frein se profile dès 2026. Plusieurs établissements majeurs doivent fermer partiellement ou totalement pour rénovation ou extension, dont le Sofitel Kia Ora à Moorea, le Thalasso et le Conrad à Bora Bora, ainsi que le Te Moana Tahiti Resort à Punaauia. De quoi réduire mécaniquement l’offre disponible, même en tenant compte des ouvertures récentes, et rebattre les cartes du marché en début d’année


