L’îlet Caret, au large de Sainte-Rose, restera strictement interdit d’accès et de débarquement jusqu’au 30 juin 2026. La commune a prolongé l’arrêté municipal qui devait initialement prendre fin en janvier, confirmant une ligne claire : ce site emblématique n’est pas une plage touristique mais un écosystème fragile relevant d’une protection stricte.
Le Parc national de Guadeloupe rappelle que l’îlet n’a jamais été conçu comme un lieu de débarquement. Toute tentative d’accostage, de circulation hors des zones balisées, d’activités de groupe, de présence d’animaux ou d’exploitation économique est proscrite, sauf autorisation exceptionnelle. Les contrevenants s’exposent à des sanctions pénales, preuve que l’État et les collectivités entendent faire respecter la règle, sans complaisance.
Ce choix assumé illustre un enjeu fondamental pour les Outre-mer : concilier attractivité et responsabilité. À force de vouloir transformer chaque site naturel en produit touristique, certains oublient que la richesse de ces territoires repose d’abord sur leur patrimoine environnemental. L’îlet Caret joue un rôle clé pour la biodiversité, notamment comme zone de reproduction d’espèces protégées, et reste extrêmement vulnérable à l’érosion et aux aléas climatiques.
Dans un contexte où les discours écologiques servent parfois de prétexte à l’inaction ou à la démagogie, cette décision tranche par sa cohérence. Préserver durablement, c’est aussi défendre l’intérêt général et l’avenir du territoire. Les Outre-mer n’ont pas vocation à être surexploités au gré des saisons touristiques, mais protégés avec rigueur, au nom d’une France pleinement consciente de la valeur stratégique et patrimoniale de ses espaces ultramarins.




