Un violent incendie s’est déclaré dans la nuit de lundi à mardi dans le quartier populaire de l’Assainissement, aux Abymes, provoquant d’importants dégâts matériels et plongeant les riverains dans la stupeur. Une maison en bois de 125 m² et un véhicule ont été entièrement détruits par les flammes, tandis que plusieurs bâtiments voisins ont été touchés. Une dizaine de personnes ont dû être évacuées en urgence, incommodées par une épaisse fumée qui s’est propagée dans les habitations alentour.
Une propagation rapide aux bâtiments voisins
Les faits se sont produits vers 3 h 17, rue Abel Libany. À l’arrivée des sapeurs-pompiers, l’habitation principale était totalement embrasée. Grâce à la réactivité des secours et des forces de l’ordre, aucun blessé grave n’est à déplorer. Une femme âgée, bloquée à l’étage d’une maison envahie par la fumée, a pu être secourue par des policiers de la brigade anticriminalité. Elle a été légèrement incommodée mais son état n’a pas nécessité d’hospitalisation.
Malgré l’intervention rapide des secours, le sinistre s’est étendu à un atelier de capitonnage de 75 m² et à un local à usage de culte de 200 m², tous deux partiellement détruits. Les fumées ont également affecté deux autres habitations, dont un immeuble de trois étages entièrement enfumé. Un départ de feu sur une terrasse a pu être maîtrisé avant qu’il ne prenne de l’ampleur.
Au petit matin, les habitants découvraient l’ampleur des dégâts. Certains ont tout perdu. Dans la rue, le silence a laissé place au bruit des pelles et des balais, chacun tentant de sauver ce qui pouvait l’être. Le choc est d’autant plus fort que, pour plusieurs riverains, l’origine du sinistre ne fait guère de doute. L’un d’eux, qui a donné l’alerte en pleine nuit, affirme que le feu serait parti d’un véhicule avant de se propager aux maisons voisines et évoque un incendie volontaire.
Une enquête est désormais en cours afin de déterminer les causes exactes du départ de feu. Les services de police judiciaire ont procédé à des prélèvements sur place. En attendant les conclusions, le quartier de l’Assainissement reste marqué par une nuit de peur et de désolation, rappelant la vulnérabilité de ces zones densément peuplées face aux risques d’incendie.




