La justice a frappé vite et fort à Nouméa après l’incendie de l’école Jack-Mainguet à Dumbéa. Un jeune homme de 19 ans, reconnu impliqué dans les faits, a été condamné en comparution immédiate à une peine de quatre ans de prison, dont deux ferme. Une décision qui rappelle que les attaques contre les établissements scolaires ne sauraient rester impunies.

Jugé vendredi 23 janvier devant le tribunal correctionnel de Nouméa, le prévenu a admis avoir participé à l’intrusion nocturne dans l’établissement, aux côtés de deux mineurs. Les faits se sont déroulés entre 3 heures et 4 heures du matin. Il a reconnu avoir forcé l’accès à l’école, tout en niant toute intention incendiaire, affirmant être entré pour dérober du matériel afin de réaliser des graffitis.

Des contradictions qui ont pesé lourd

Le récit du jeune homme a rapidement montré ses limites. Ses déclarations se sont révélées incohérentes face aux éléments du dossier et aux témoignages des deux autres mis en cause. Capable de décrire précisément la propagation des flammes, il a pourtant soutenu ne pas se trouver dans la salle où l’incendie a été déclenché. Interrogé sur son absence de réaction face au sinistre, il a affirmé ne pas disposer de téléphone, alors qu’un appareil a été retrouvé sur lui lors de son interpellation.

Ces contradictions, ajoutées à un passé judiciaire déjà chargé malgré son jeune âge, ont conduit le tribunal à retenir une responsabilité pleine et entière. Déjà condamné avec sursis pour des faits de vol et de dégradation commis en 2024, le prévenu a vu cette précédente peine s’ajouter à la nouvelle condamnation.

Une réponse judiciaire attendue après les violences de 2024

La peine prononcée, quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis, s’accompagne de l’obligation d’indemniser la commune de Dumbéa. Elle marque une étape importante dans le traitement judiciaire de faits qui s’inscrivent dans un contexte de dégradations répétées, alors que l’école Jack-Mainguet avait déjà été partiellement détruite lors des émeutes de 2024.

Les deux mineurs impliqués, âgés de 14 et 16 ans, ont été placés sous contrôle judiciaire et seront prochainement convoqués devant le tribunal pour enfants. Cette affaire rappelle avec force que la reconstruction des territoires ultramarins passe aussi par le rétablissement de l’ordre, le respect de l’école républicaine et une réponse pénale ferme face aux actes de vandalisme qui hypothèquent l’avenir des enfants et la stabilité des communes.

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