L’enquête sur l’incendie qui a ravagé le Beach Club, discothèque emblématique de Saint-Gilles, bascule clairement vers une origine volontaire. Selon les éléments recueillis ce vendredi 30 janvier, la thèse accidentelle est écartée, après l’exploitation des images de vidéosurveillance par les enquêteurs.

Le sinistre s’était déclaré dans la nuit du mardi 6 janvier, vers 1 heure du matin. Les flammes avaient rapidement embrasé les toitures de l’établissement, dans des images largement diffusées sur les réseaux sociaux.

Les investigations confirment désormais une intrusion dans les lieux, suivie d’un acte intentionnel.

Des individus encagoulés filmés en train de mettre le feu

Les caméras de surveillance auraient capté au moins deux individus encagoulés pénétrant dans la discothèque. Sur les images, ils semblent répandre un produit combustible avant d’y mettre le feu. L’identification des auteurs est en cours.

Au total, entre 500 et 600 m² de la partie centrale du bâtiment ont été détruits. Heureusement, l’établissement était fermé au moment des faits, et aucune victime n’est à déplorer.

L’intervention des secours a été particulièrement lourde : 36 sapeurs-pompiers ont été mobilisés, issus de plusieurs casernes de l’Ouest (La Saline, La Possession, Saint-Paul, Le Port) mais aussi de Sainte-Marie.

Sécurisation des lieux et fermeture administrative

Face à l’ampleur des dégâts, la mairie de Saint-Paul a pris plusieurs mesures immédiates : un arrêté de péril imminent pour sécuriser les abords du bâtiment, ainsi qu’un arrêté de fermeture administrative au titre des établissements recevant du public (ERP), interdisant toute réouverture jusqu’à nouvel ordre.

La municipalité rappelle par ailleurs que le Beach Club avait reçu un avis favorable de conformité de la commission de sécurité, ce qui écarte l’hypothèse d’un incendie lié à un manquement aux normes ERP.

Enfin, un élément renforce le trouble autour de cette affaire : un incendie avait déjà touché le Beach Club il y a sept ans, ravageant alors la façade et l’entrée de l’établissement.

Dans un contexte où les actes de délinquance ciblant des commerces ou établissements recevant du public ne cessent d’inquiéter, cet incendie criminel pose une nouvelle fois la question de la fermeté judiciaire et de l’efficacité des dispositifs de prévention et de surveillance.

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