Les incendies qui ravagent la Gironde continuent de susciter une vive inquiétude parmi les habitants et les vacanciers originaires de Saint-Pierre-et-Miquelon. Entre fumées épaisses, qualité de l’air dégradée et évacuations préventives, certains ont choisi de quitter la région plus tôt que prévu.
Cinq jours après le début du sinistre, plus de 42 000 hectares ont été parcourus par les flammes et près de 220 000 personnes ont été évacuées dans le Sud-Ouest. Quelque 2 500 sapeurs-pompiers, appuyés par 1 500 militaires ainsi que d’importants moyens aériens, restent mobilisés pour tenter de contenir cet incendie exceptionnel, qui demeure difficile à maîtriser.
Des fumées qui poussent certains vacanciers à partir
À Bordeaux, si les flammes n’ont pas atteint la ville, les fumées, les cendres et les particules en suspension rendent l’air particulièrement difficile à respirer. Freddy Thomelin, journaliste installé dans la métropole girondine, décrit une atmosphère pesante, marquée par les sirènes, les évacuations et une forte odeur de bois brûlé qui irrite les voies respiratoires. Face au risque de reprise du feu, de nombreux habitants gardent leurs fenêtres fermées et suivent attentivement les consignes des autorités.
Parmi les vacanciers, certains ont préféré écourter leur séjour. C’est le cas de Christel Dumont, originaire de Saint-Pierre-et-Miquelon, qui passait ses vacances en Gironde avec ses deux filles. Confrontée à une situation qu’elle jugeait de plus en plus préoccupante et incommodée par les fumées, elle a décidé de rejoindre la Dordogne avec un jour d’avance. Ce dimanche, six départements du Sud-Ouest demeuraient en alerte rouge pour pollution aux particules, tandis que plusieurs axes routiers et ferroviaires restaient perturbés afin de faciliter les opérations de secours.



