Le groupe calédonien Gladius s’est positionné pour reprendre le fabricant français d’électroménager Brandt, placé en liquidation judiciaire en décembre dernier. L’entreprise dirigée par Yorick Dang a déposé une offre devant le tribunal des affaires économiques de Nanterre afin de relancer cette marque historique de l’industrie française.
Fondée il y a plus d’un siècle, Brandt est connue pour ses appareils électroménagers, notamment ses fours, ses plaques de cuisson et ses lave-linge. L’entreprise avait été liquidée après plusieurs mois de difficultés financières, entraînant la suppression d’environ 700 emplois, principalement sur le site d’Orléans.
Au total, trente-six offres ont été présentées devant la justice. La plupart portent uniquement sur la reprise des stocks ou des marques. Deux projets industriels complets se démarquent toutefois, dont celui du groupe Gladius.
Un projet industriel porté par une entreprise calédonienne
Entreprise familiale créée en 1969, Gladius est implantée en Nouvelle-Calédonie et active dans plusieurs secteurs, notamment l’automobile. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 171 millions d’euros en 2024 et emploie plus de 200 personnes.
L’entreprise s’est récemment diversifiée dans l’électroménager avec l’acquisition de la marque Westpoint en 2024. Dans le cadre de la reprise de Brandt, Gladius propose un projet évalué à environ 40 millions d’euros.
Le plan prévoit la reprise rapide du service après-vente, le maintien des marques historiques du groupe – Brandt, Sauter, De Dietrich et Vedette – ainsi qu’un redémarrage progressif de l’activité industrielle. Une cinquantaine d’anciens salariés pourraient être prioritairement reclassés dans ce cadre.
Une décision attendue le 13 mars
Le projet de Gladius bénéficie du soutien de la région Centre-Val de Loire et de la métropole d’Orléans. Il reste toutefois en concurrence avec une autre offre importante, celle de l’entreprise française Metavisio, propriétaire de la marque Thomson Computing.
Cette dernière propose un investissement estimé à environ 43 millions d’euros et prévoit la reprise immédiate d’environ 150 salariés.
Le tribunal de Nanterre doit trancher entre ces différentes propositions et rendre sa décision le 13 mars. L’enjeu est majeur pour l’avenir de cette marque emblématique de l’électroménager français et pour la sauvegarde d’une partie des emplois liés à son activité industrielle.




