Haïti a vécu ce dimanche 8 février 2026 un moment inédit de son histoire sportive. À Tesero, lors des Jeux olympiques d’hiver de Milan Cortina, Stevenson Savart est devenu le premier Haïtien à participer à une épreuve olympique de ski de fond. À 25 ans, cet enfant originaire de Delmas, formé en France dans les Vosges, a pris le départ du skiathlon masculin sous les couleurs de son pays natal.
Un parcours atypique porté par la persévérance
Engagé face à l’élite mondiale de la discipline, Stevenson Savart a terminé 64ème de l’épreuve, bouclant les 20 kilomètres en 56’52’’8. Un classement sans enjeu sportif face au Norvégien Johannes Høsflot Klaebo, vainqueur en 46’11’’0, mais une performance symbolique forte pour un athlète issu d’un pays sans tradition de sports d’hiver.
Au-delà du résultat brut, c’est le parcours de Stevenson Savart qui marque les esprits. Adopté à l’âge de trois ans par une famille française, il découvre le ski de fond dans les Vosges et se construit loin des projecteurs, avec des moyens limités. Très tôt, il fait le choix assumé de représenter Haïti, convaincu que le sport peut aussi être un vecteur de visibilité et d’espoir pour son pays d’origine.
Son engagement a été récompensé par une qualification olympique obtenue à force de travail et de détermination. Sourire aux lèvres sur la ligne d’arrivée, le fondeur haïtien a surtout tenu son pari, faire exister Haïti dans une discipline où la neige est pourtant inexistante sur son territoire.
Quatre ans après la participation de Richardson Viano en slalom aux Jeux d’hiver, Stevenson Savart poursuit cette dynamique haïtienne dans les sports alpins. Il a également porté le drapeau national lors de la cérémonie d’ouverture à Predazzo, un symbole fort pour cet athlète à l’identité assumée et au parcours profondément ancré dans la formation sportive française.
Cette participation restera comme une première historique pour Haïti et un rappel que l’excellence sportive peut naître loin des évidences géographiques, grâce à l’encadrement, à la persévérance et à la force des convictions individuelles.




