Un atelier de démontage de compteurs électriques s’est tenu ce lundi 12 janvier au centre de détention de Koné, en Nouvelle Calédonie. L’opération, organisée pour la deuxième fois, s’inscrit dans un partenariat entre l’administration pénitentiaire et Enercal, avec un objectif clair : proposer une activité professionnelle utile, structurante et tournée vers la réinsertion.
Réinsertion et recyclage, un partenariat à double utilité
L’exercice consistait à démonter d’anciens compteurs et à trier les différents déchets qui les composent. Au total, 2 400 compteurs ont été traités lors de ces opérations. Plusieurs personnes détenues ont participé directement à l’atelier, mené à l’intérieur de l’établissement, dans une logique de formation et de responsabilisation.
Intervenant pour Enercal, Maurice Sawa a souligné l’adhésion des participants, indiquant que les détenus étaient nombreux à vouloir prendre part à l’opération. Un détenu, présenté sous le prénom d’emprunt Eric, a expliqué l’intérêt concret de cette activité en détention : une responsabilité, un apprentissage du travail en société, et un atout pour l’aménagement de peine comme pour la conduite en milieu carcéral.
La cheffe d’établissement, Cendrine Adami, a rappelé le sens de ce type de dispositif : le travail en détention contribue à l’insertion ou à la réinsertion, et permet aux détenus de se projeter autrement que par les faits qui ont conduit à leur incarcération. Une manière de remettre de l’ordre, des repères et une discipline dans des parcours souvent marqués par la rupture.
Ce partenariat répond aussi à un besoin concret du territoire : traiter et orienter vers le recyclage des matériels électriques usagés. En associant utilité économique, exigence d’ordre public et préparation à la sortie, l’initiative illustre une approche pragmatique, loin des discours, qui mise sur le travail, la responsabilité et la reconstruction.




