La Réunion : 120 hectares ravagés à Saint-Paul, les pompiers toujours sur le front face au vent

Au lendemain d’un incendie majeur qui a consumé près de 120 hectares dans la zone de Cambaie, à Saint-Paul, les sapeurs-pompiers de La Réunion poursuivent leur mobilisation ce jeudi 29 octobre. Des rafales atteignant 70 km/h réactivent les fumerolles et compliquent la surveillance du terrain.
Le feu qui a ravagé la zone industrielle et naturelle de Cambaie, à Saint-Paul, mercredi 28 octobre, n’a pas encore livré son dernier mot. Ce jeudi matin, des rafales de vent soufflant jusqu’à 70 km/h ont réactivé plusieurs fumerolles sur des troncs encore incandescents, contraignant les services d’incendie et de secours à maintenir un dispositif de jour conséquent : 26 sapeurs-pompiers sont à pied d’œuvre, appuyés par six engins incendie et une équipe drone chargée de surveiller l’ensemble de la zone depuis les airs.
La nuit précédente, dix soldats du feu avaient veillé sans relâche pour prévenir toute reprise significative, intervenant sur les petits foyers résiduels le long de la route nationale et à l’intérieur de l’enceinte Oméga. À la mi-journée ce jeudi, le feu était fixé, les équipes procédant encore à l’extinction de plusieurs points chauds.
La veille, mercredi 28 octobre, l’incendie avait mobilisé jusqu’à 65 sapeurs-pompiers. L’avion bombardier d’eau Dash 8 de la sécurité civile avait été engagé, guidé par les reconnaissances drone pour cibler les axes de propagation. Malgré ces moyens importants, le feu n’avait pu être que contenu en fin de journée, sans être encore circonscrit. La circulation sur la RN1, entre les échangeurs de Cambaie et de Savanna, avait été fortement perturbée tout l’après-midi. Plusieurs habitations avaient dû être confinées par précaution, le cinéma de la zone fermé momentanément, et le collège de l’Étang Saint-Paul n’a pas ouvert ses portes ce jeudi matin.
Les enquêteurs ont identifié un seul point de départ de feu, localisé le long de la route nationale selon les premières constatations. Le vent a ensuite provoqué des propagations dans plusieurs directions simultanées, rendant l’intervention particulièrement complexe. L’enquête a été transmise à la gendarmerie afin de déterminer les causes et circonstances exactes de l’incendie.
Le lieutenant-colonel Gaëlle Mani a renouvelé ce matin un appel à la vigilance : « La végétation est particulièrement sèche, le moindre mégot jeté en bord de route ou la moindre étincelle suffit à causer plusieurs hectares de dégâts, avec les entreprises autour qui ont été impactées par les fumées. » Un rappel qui souligne les conséquences directes de tels sinistres sur le tissu économique local, les entreprises implantées dans la zone industrielle de Cambaie ayant subi les effets des fumées tout au long de la journée de mercredi.


