Les services des douanes ont réalisé une importante saisie de stupéfiants à l’aéroport Roland-Garros de La Réunion. Deux passagères britanniques ont été interpellées après la découverte de près de 17 kilos de cannabis dans leurs bagages. Une nouvelle affaire qui illustre la pression constante exercée par les réseaux internationaux de trafic de drogue dans les territoires français de l’océan Indien.

Les deux femmes, arrivées sur l’île par un vol international, ont été contrôlées par les agents des douanes lors d’une opération de surveillance à l’aéroport. Les vérifications ont permis de découvrir plusieurs paquets de cannabis soigneusement dissimulés dans leurs valises. Au total, les autorités évoquent une saisie d’environ 17 kilogrammes de drogue, une quantité particulièrement importante compte tenu de la valeur du produit sur le marché réunionnais.

Placées immédiatement en garde à vue, les suspectes doivent désormais répondre d’importation et de transport de stupéfiants en bande organisée. Les enquêteurs cherchent également à déterminer si elles agissaient pour le compte d’un réseau structuré opérant entre l’Europe, l’Afrique australe et l’océan Indien. Les services spécialisés s’intéressent notamment aux filières utilisant les liaisons aériennes internationales pour alimenter les marchés ultramarins.

Une lutte renforcée contre les trafics dans l’océan Indien

La Réunion constitue depuis plusieurs années une zone de vigilance importante pour les autorités françaises en matière de trafic de drogue. La position géographique de l’île, au carrefour des routes maritimes et aériennes régionales, attire régulièrement des organisations criminelles cherchant à profiter des flux de voyageurs et de marchandises.

Les services douaniers et policiers multiplient les opérations de contrôle à l’aéroport Roland-Garros afin de limiter l’implantation de réseaux internationaux sur le territoire réunionnais. Les autorités rappellent régulièrement que le trafic de stupéfiants alimente également d’autres formes de criminalité : blanchiment d’argent, violences, économie souterraine et délinquance organisée.

Dans un contexte où les questions de sécurité et d’ordre public occupent une place croissante dans les Outre-mer, cette nouvelle affaire relance les appels à un renforcement des moyens de contrôle aux frontières françaises. Plusieurs élus locaux réclament depuis longtemps davantage d’effectifs douaniers et policiers afin de protéger durablement l’île contre les trafics internationaux et leurs conséquences sociales.

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