Le Piton de la Fournaise est de nouveau entré en éruption ce dimanche 18 janvier à 19h42, après plusieurs semaines de signaux précurseurs. La crise sismique enregistrée dans l’après-midi par l’Observatoire volcanologique n’a laissé que peu de place au doute : le système magmatique était sous pression. Des fissures éruptives se sont ouvertes sur le flanc nord du volcan, à l’intérieur de l’Enclos, confirmant l’un des scénarios les plus surveillés par les scientifiques.

Sans surprise, la préfecture de La Réunion a immédiatement déclenché l’alerte ORSEC volcanique de niveau 2-1. L’accès à l’ensemble de l’Enclos est strictement interdit afin de garantir la sécurité des personnes, tandis que les forces de l’ordre et l’Office national des forêts sont mobilisés pour faire respecter ces mesures. La RN2 reste ouverte, preuve que l’État anticipe sans céder à la panique, fidèle à une doctrine de gestion rigoureuse des risques naturels.

Cette éruption rappelle une évidence trop souvent banalisée : La Réunion est un territoire français soumis à des contraintes naturelles majeures, qui nécessitent une présence constante de l’État, des moyens scientifiques de haut niveau et une capacité de réaction rapide. Le modèle républicain de gestion des crises, fondé sur l’expertise, la prévention et l’autorité préfectorale, montre ici toute sa pertinence.

Après deux ans et demi de repos, le volcan emblématique de l’île reprend donc son activité. Un phénomène spectaculaire, mais surtout un rappel que les Outre-mer ne sont ni périphériques ni anecdotiques : ils sont au cœur des enjeux de sécurité, de recherche et de souveraineté nationale. La France, dans toutes ses composantes, doit continuer à assumer pleinement cette réalité.

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