Le Conseil d’État a jugé illégal l’article 76 de la loi tabac adoptée le 29 août à Tarahoi, qui prévoyait d’interdire purement et simplement l’importation puis la vente des produits de vapotage entre 2026 et 2027. Résultat, la cigarette électronique ne sera pas bannie en Polynésie française, malgré une volonté affichée par certains élus de frapper fort face aux usages détournés chez les plus jeunes.
Un texte durci, mais sans bannissement total
L’article contesté avait été ajouté en séance sur proposition de Lana Tetuanui, dans un contexte de débat tendu et sans préparation en commission, ce qui avait déjà suscité des critiques locales. Saisi par des importateurs et distributeurs, le Conseil d’État leur a donné raison en annulant la seule disposition d’interdiction générale, permettant au reste du texte d’être promulgué. La Polynésie revient donc à la philosophie défendue initialement par le gouvernement : pas d’interdiction totale, mais un encadrement renforcé du vapotage, calé sur celui du tabac. Concrètement, sont notamment visés l’interdiction des puffs et de la vente aux mineurs, la restriction du nombre de parfums jugés trop attractifs, un tour de vis sur la publicité et des limitations de consommation dans l’espace public. À cela s’ajoute une hausse de fiscalité sur les produits nicotinés dès le 1er janvier, avec un impact annoncé sur les prix des e liquides.




