Alors que la plupart des familles se retrouvent autour d’un repas de Noël, certains professionnels ont travaillé le 25 décembre comme un jour presque ordinaire, entre service à la clientèle, nécessité économique et sens du devoir.
Le Noël des travailleurs de l’ombre
Dès 6h30, Jean-Marie s’active dans le laboratoire de sa boulangerie et fait le choix d’ouvrir toute la journée. Il explique assumer ce rythme, porté par la satisfaction de servir les clients : « On a beaucoup de clients et on va rester ouvert toute la journée pour les servir. C’est un plaisir pour moi de travailler, je vois que mon travail rend heureux les clients donc c’est l’essentiel. »
Même logique dans certaines stations-service restées ouvertes pour assurer la continuité du service. Silver, pompiste mobilisé ce 25 décembre, dit vivre cette journée sans amertume, d’autant qu’il a l’habitude de travailler pendant les fêtes. Il résume : « Je travaille aujourd’hui parce qu’il y a quelques personnes qui ont besoin de services et quelques retardataires qui travaillaient le 24 et bien sûr ça fait un peu d’argent en plus. J’ai déjà bossé dans la restauration et dans le cinéma et à vrai dire j’ai un peu l’habitude de travailler à cette date. »
Pour Moumoune, fleuriste, l’enjeu est d’abord économique. Seule à ouvrir ce jour-là, elle affirme travailler chaque 25 décembre depuis plus de quinze ans, n’ayant pas l’habitude de célébrer Noël et répondant aux demandes de dernière minute.
Derrière l’image d’un Noël familial, ces journées rappellent une réalité plus discrète : dans les commerces et les services, certains restent au contact du public pour faire tourner l’activité et répondre aux besoins, y compris en plein jour férié.




