Après quatre ans sans reproduction, le kakapo, perroquet néo-zélandais incapable de voler et classé en danger critique d’extinction, recommence à se reproduire. Le ministère néo-zélandais de la Conservation annonce les premiers accouplements et espère une saison exceptionnelle, attendue depuis la dernière reproduction observée en 2022.
Un programme de sauvetage sous haute surveillance
Il ne reste plus que 236 kakapos, répartis en trois populations reproductrices sur des îles reculées du sud de la Nouvelle-Zélande. Parmi eux, 83 femelles sont en âge de se reproduire, ce qui alimente l’espoir d’un nombre de poussins record depuis le début du suivi scientifique. Les premiers naissances sont attendues à la mi-février.
L’espèce ne se reproduit pas chaque année, mais seulement tous les deux à quatre ans, ce qui rend chaque saison capitale. En 1995, un programme de conservation a été lancé alors qu’il ne restait que 51 individus. Les effectifs avaient atteint 252 oiseaux en 2022, avant la mort de 16 kakapos ces quatre dernières années, rappelant la fragilité extrême de l’espèce.
Au-delà du chiffre, l’objectif est désormais clair pour les responsables du programme : constituer des populations robustes et autonomes, capables de prospérer durablement. Côté māori, le représentant du groupe Ngai Tahu dit espérer qu’un jour le kakapo puisse de nouveau s’installer à grande échelle sur l’île du Sud.
Ce modèle de conservation insulaire, fondé sur la protection d’espèces endémiques face aux invasives et au climat, fait écho aux défis de biodiversité rencontrés dans les Outre-mer français




