Le recensement de la population 2026 débute cette semaine en Guadeloupe, à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy. Une opération essentielle pour la connaissance démographique des territoires, le bon fonctionnement des services publics et l’allocation des moyens de l’État, dans un contexte où les Outre-mer ont plus que jamais besoin de données fiables et objectives.

Au total, environ 60 000 personnes sont concernées par cette campagne menée par l’INSEE, portant sur près de 29 000 logements. Elle touche quatorze communes guadeloupéennes de plus de 10 000 habitants, quatre communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que les collectivités de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy. Pour mener à bien cette mission républicaine, 197 agents recenseurs sont mobilisés et appelés à aller à la rencontre des habitants.

Les agents, dûment habilités, sont tenus de présenter une carte professionnelle lors de leur passage. Le recensement concerne toute personne vivant habituellement sur le territoire au 15 janvier 2026, indépendamment de sa situation. Sont notamment inclus les élèves internes, les personnes âgées en établissement, les patients hospitalisés de longue durée, les militaires, les détenus ainsi que, selon la taille des communes, les personnes sans domicile. Les étudiants, quant à eux, sont recensés dans leur lieu de résidence principal lié à leurs études.

Un outil clé pour l’action publique et la cohésion nationale

Les habitants concernés ont été informés par courrier par leur mairie. Ils peuvent répondre en ligne grâce aux identifiants transmis, ou opter pour un questionnaire papier remis et récupéré par l’agent recenseur. L’INSEE rappelle que les informations collectées sont strictement destinées à des fins statistiques et ne portent aucune atteinte à la vie privée.

Au-delà de l’exercice administratif, ce recensement joue un rôle déterminant dans l’organisation des territoires. Il permet de fixer officiellement la population de chaque commune, conditionnant notamment le montant des dotations de l’État, le nombre d’élus municipaux, le mode de scrutin, ou encore l’implantation de services essentiels comme les écoles, les crèches, les logements ou les pharmacies.

Dans des Outre-mer confrontés à de forts enjeux démographiques, économiques et sociaux, disposer de chiffres précis est une nécessité absolue. Le recensement constitue un socle indispensable pour des politiques publiques efficaces, responsables et adaptées aux réalités locales, dans le respect de l’unité nationale et de l’autorité de l’État.

La collecte s’achèvera le 14 février dans les communes de moins de 10 000 habitants, et le 21 février pour les communes plus importantes ainsi que pour Saint-Martin et Saint-Barthélemy.

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