Les élus ultramarins montent au créneau face à la réduction annoncée des crédits destinés au logement social. Alors que plus de 700 000 personnes sont touchées par le mal-logement dans les territoires d’Outre-mer, les financements consacrés à la construction pourraient être divisés par deux, faisant craindre un coup d’arrêt brutal pour le secteur.

Cette baisse budgétaire inquiète autant les bénéficiaires que les professionnels du bâtiment. Dans plusieurs territoires, la demande en logements sociaux continue pourtant d’augmenter, dans un contexte marqué par la vie chère, la pression foncière et l’insalubrité de nombreux habitats. Les parlementaires ultramarins réclament des garanties de l’État afin d’éviter une aggravation de la crise.

Le BTP et l’emploi également menacés

Au-delà des difficultés d’accès au logement, les acteurs économiques alertent sur les conséquences pour la filière du BTP, fortement dépendante de la commande publique dans les territoires ultramarins. Une diminution des programmes de construction pourrait entraîner des pertes d’emplois et fragiliser de nombreuses entreprises locales.

Par ailleurs, plusieurs autres sujets ont marqué l’actualité ultramarine. Le groupe LIOT prévoit de déposer une proposition de loi visant à abroger officiellement le Code noir, texte ayant encadré l’esclavage sous l’Ancien Régime. À Mayotte, les salariés d’Apprentis d’Auteuil se mobilisent contre des suppressions de postes liées à la baisse des financements, tandis que la nouvelle loi sur le droit du sol est entrée en vigueur avec un durcissement des conditions d’accès à la nationalité française.

À Futuna, un projet de liaison maritime avec Wallis pourrait mettre fin à plus de vingt ans d’isolement aérien exclusif. En Polynésie, la filière bois tente de se structurer pour développer l’emploi local, alors qu’à La Réunion, les producteurs d’agrumes doivent faire face à une maladie qui fragilise la production locale déjà concurrencée par les importations.

Privacy Preference Center