En partenariat avec les Hôtels Karibea

Que retenir de l’année 2025 en Martinique ? Sans doute d’abord l’impression diffuse d’une année de digestion, presque de convalescence, après les trois mois de violences urbaines qui ont marqué l’automne 2024, avec leur cortège de destructions, de blocages et de chaos, dans une crise politique majeure provoquée par Rodrigue Petitot et son organisation, le RPPRAC, à partir du 1er septembre. Digestion, parce que la société martiniquaise commence à mesurer, très concrètement, le coût économique et social de ces semaines de désordre. Des entreprises ont fermé, d’autres ont gelé ou abandonné leurs projets d’investissement, les primes d’assurance ont explosé, et jusque dans le caddie de la ménagère, le choc se fait sentir, y compris lors des courses de Noël, devenues pour beaucoup un exercice d’angoisse budgétaire.

Ce qui s’est joué à l’automne 2024 dépasse d’ailleurs la simple colère sociale. Il s’agissait d’une forme de prise de pouvoir symbolique, sinon politique, par des courants indépendantistes dissimulés derrière les mots d’autonomie ou de rupture, qui ont imposé leur agenda dans le débat public. La « vie chère », telle qu’elle est pensée et instrumentalisée par des mouvements anticapitalistes et antifrançais, s’est imposée comme le prisme unique de lecture de la réalité martiniquaise, au détriment des vraies questions de pouvoir d’achat, de création de richesses et de développement économique durable. En reprenant largement ce discours, Manuel Valls, ministre des Outre-mer, a commis une lourde erreur politique, en portant une loi d’inspiration socialiste et bureaucratique qui légitime des revendications démagogiques, permissives et économiquement contre-productives, défendues par les députés socialistes et LFI. La Martinique, comme l’ensemble des Outre-mer, reste ainsi enfermée dans un débat biaisé, là où une grande ambition économique aurait dû mobiliser l’attention nationale.

La seconde ligne de fracture majeure de l’année 2025 est évidemment l’explosion des homicides, avec près de quarante meurtres, souvent de jeunes, sur fond de narcotrafic, alors même qu’une loi renforçant la lutte contre la criminalité organisée est entrée en vigueur en juin. Les Antilles, devenues tête de pont de l’importation de cocaïne et de drogues en France, subissent une montée en puissance d’une violence décomplexée, faite de règlements de comptes, de trafics d’armes et d’assassinats, plongeant des quartiers entiers dans un climat de terreur. Les préfets se succèdent, mobilisent tous les moyens disponibles, mais l’ampleur du phénomène est telle qu’elle appelle désormais une réponse de rupture. C’est une véritable stratégie de reconquête qu’il faudrait engager, assumée, massive, presque à la manière d’un Donald Trump, en déployant beaucoup plus de forces de sécurité, et peut-être même l’armée, pour reprendre le contrôle de territoires que le narcotrafic est en train de gagner.

Et pourtant, 2025 ne se résume pas à ces drames. Elle a aussi été ponctuée de moments de fierté et de rayonnement. L’élection de Miss Martinique en Miss France 2025 a offert à l’île une visibilité positive, chaleureuse, fédératrice. Tout au long de l’année, elle a porté haut les couleurs des Outre-mer, et le séjour des candidates de Miss France en Martinique, fin novembre, notamment à l’hôtel Karibea de Sainte-Luce, a enchanté les Antillais, rappelant que la beauté, l’élégance et les valeurs françaises s’expriment aussi pleinement sous les tropiques.

Enfin, comment ne pas évoquer ce moment culturel fort qu’a été l’exposition « Paris noir » au Centre Georges Pompidou à Paris, rassemblant des dizaines d’œuvres d’artistes afro-américains et afro-descendants, retraçant une histoire longue d’art, d’engagement e…

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