Lycées : les mesures de Lecornu accueillies avec réserve en Martinique

Par Matteo Zuberbuler 2 min de lecture
Lycées : les mesures de Lecornu accueillies avec réserve en Martinique
Lycées : les mesures de Lecornu accueillies avec réserve en Martinique Image : DR
En partenariat avec les Hôtels Karibea

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté lundi une série de mesures pour les lycées, dont le remplacement de Parcoursup et la limitation des effectifs en seconde. En Martinique, les représentants lycéens reconnaissent une première avancée, mais réclament des engagements budgétaires plus importants pour la rénovation des établissements.

Au terme d’une rencontre avec les organisations lycéennes lundi 26 octobre à Matignon, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé plusieurs mesures destinées aux lycées : remplacement de la plateforme Parcoursup, limitation des classes de seconde à 28 élèves, prêt à taux réduit de 4 milliards d’euros d’ici 2030 et refonte des emplois du temps. Des annonces qui n’ont pas pleinement convaincu les représentants d’élèves martiniquais.

Maël Anasthase, vice-président du conseil de la vie lycéenne du lycée Frantz Fanon à Trinité, reconnaît « un premier point positif pour démarrer », tout en soulignant que la mobilisation ne s’arrêtera pas là. Le lycéen pointe notamment les difficultés liées à l’orientation : recevoir les résultats d’admission avant même d’avoir passé le baccalauréat génère, selon lui, une pression importante sur les élèves, dont certains se retrouvent sans affectation malgré un bon dossier scolaire.

Sur la question des infrastructures, le représentant lycéen estime que les subventions annoncées restent insuffisantes au regard du nombre d’établissements concernés en Martinique. « Les subventions promises ne suffiront pas à couvrir la rénovation de l’ensemble des établissements de Martinique, car nous sommes bien plus que 5 ou 10 lycées », a-t-il déclaré, appelant à « un engagement budgétaire plus conséquent du gouvernement ».

Maël Anasthase regrette par ailleurs l’absence de délégués ultramarins lors de la table ronde organisée à Matignon. « Nous souhaitions être présents à ces réunions, car les Outre-mer font pleinement partie de la France et ces décisions nous concernent directement », a-t-il indiqué. Le représentant précise être en contact avec la Coordination nationale étudiante afin de faire remonter la situation locale au niveau national.

Un calendrier de travail a néanmoins été établi avec la rectrice de Martinique pour avancer sur des solutions concrètes. Le dialogue institutionnel est donc engagé, même si les lycéens martiniquais entendent continuer à formuler des propositions dans les semaines à venir.