Le gouvernement de la République de la Refondation de Madagascar a décrété ce vendredi 24 juillet 2026 journée de deuil national, chômée et payée, afin de rendre hommage aux victimes de la vague d’enlèvements et de violences qui secoue le pays depuis plusieurs semaines.

Selon les autorités, cette journée vise à honorer « les victimes des enlèvements et des meurtres destinés à perturber la stabilité politique de l’État malgache ». La décision intervient alors que plus de 200 disparitions ont été signalées à travers le pays.

Le ministre délégué à la Gendarmerie nationale, le général Bama Marima, a indiqué que les enquêtes avaient permis d’établir un premier bilan faisant état de six décès. D’après les autorités, certaines victimes auraient été tuées lors de sacrifices rituels, d’autres auraient succombé à des actes de vengeance, à des agressions ou à des suicides.

Parmi les quelque 200 personnes portées disparues, 75 ont été retrouvées, tandis que 19 demeurent officiellement introuvables. Les autorités précisent qu’une partie des personnes signalées disparues est rentrée à son domicile sans avoir été recensée immédiatement par les services de sécurité, tandis que de nombreuses situations restent encore à élucider.

Le président de la République et le Premier ministre estiment que cette vague d’enlèvements s’inscrit dans une entreprise visant à déstabiliser les institutions malgaches et qualifient ces actes de « terrorisme ». Cette analyse fait toutefois l’objet de débats, certains observateurs appelant à attendre les conclusions des enquêtes avant d’établir un lien entre ces affaires et un éventuel objectif politique.

Les investigations se poursuivent afin d’identifier les auteurs de ces disparitions et de déterminer les circonstances exactes des différents dossiers encore non résolus.

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