Après plusieurs semaines de restrictions sanitaires, les autorités ont levé ce mercredi 21 janvier l’arrêté interdisant les rassemblements de volailles à La Réunion. La disparition du virus de Newcastle permet la reprise des batay kok, une décision accueillie avec satisfaction par les éleveurs, qui saluent l’efficacité de l’action de l’État.

La préfecture a confirmé que le virus ne circule plus sur le territoire réunionnais. Les contrôles vétérinaires et les prélèvements réalisés autour du foyer détecté au Tampon ont démontré l’absence de circulation active de la maladie. En conséquence, les zones réglementées ont été levées et les restrictions de mouvements et de rassemblements de volailles ne sont plus en vigueur, mettant fin à un dispositif instauré début décembre 2025.

Une gestion sanitaire rigoureuse saluée par la profession

Pour les éleveurs de coqs, cette décision marque l’aboutissement d’une période éprouvante. Pili Pili, éleveur dans l’Est de l’île, se félicite d’une « grande victoire », estimant que la maladie a été contenue grâce à une gestion sanitaire ferme et efficace. Si la saison des batay kok touche à sa fin, la reprise autorisée en décembre avait déjà permis, selon lui, de conclure l’année dans de bonnes conditions. Au-delà de l’enjeu économique, il y voit aussi la reconnaissance d’activités traditionnelles profondément ancrées dans la culture locale.

Cette levée des interdictions intervient après un épisode sérieux. En novembre dernier, une mortalité anormale de volailles avait été signalée dans une basse-cour du Tampon. Les animaux infectés avaient été euthanasiés et un périmètre de protection strict avait été mis en place, avec l’interdiction de tous les rassemblements de volailles sur une large zone.

Vigilance maintenue face aux risques sanitaires

Si la situation est aujourd’hui maîtrisée, les autorités rappellent que la prudence reste de mise. Le préfet insiste sur la nécessité de signaler sans délai toute mortalité suspecte de volailles ou d’oiseaux sauvages aux services compétents. Cette vigilance collective demeure indispensable pour protéger les élevages, préserver la filière avicole locale et éviter toute nouvelle crise sanitaire.

Cet épisode illustre l’importance d’un État présent, capable de prendre des mesures rapides, proportionnées et efficaces pour défendre à la fois la santé animale, l’économie locale et les traditions réunionnaises, dans le respect de l’ordre public et de l’intérêt général.

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